Ma rencontre avec la peinture de Hitonari TSUJI remonte à 2024, lorsque j’ai découvert des reproductions des œuvres présentées lors de son exposition personnelle, Le visiteur, au grand magasin Isetan de Shinjuku, à Tokyo.
J’avais alors vu de nombreux tableaux représentant Paris, notamment ceux des impressionnistes. Pourtant, le Paris de Hitonari TSUJI possédait une fraîcheur singulière, à la fois contemporaine et profondément personnelle, qui m’a immédiatement touchée. Je me souviens avoir pensé : « J’aimerais voir les œuvres originales. »
À l’automne 2025, je suis tombée par hasard sur son exposition personnelle Hitonari TSUJI, présentée dans le Marais, à Paris. C’était la première fois que je découvrais ses œuvres de près.
La minutie de son geste pictural se déployait sur toute la surface de ses grandes toiles. Des plantes et des fleurs semblaient s’élancer dans toutes les directions, une immense cavité évoquait un cratère, tandis que des fleurs se déversaient dans un mouvement continu. L’ensemble formait comme un petit cosmos. Le monde qui surgissait de cette palette restreinte, dominée par le noir, le blanc, des bleus sourds et du jaune, était mystérieux. On y sentait la présence d’histoires et de musique, ainsi qu’une énergie saisissante.


