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Hitonari Tsuji

Le 1er février 2026

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Le restaurant taïwanais « Ebisu », où je n’étais pas allé depuis dix ans, a incroyablement évolué et est devenu encore meilleur. Je me suis donc dit qu’il fallait absolument que je vous le présente.
Les touristes qui visitent la France trouvent souvent que manger de la cuisine française riche et copieuse tous les jours, c’est quand même un peu lourd.
On a bien envie d'aller manger d’autres cuisines de temps en temps, mais là aussi, c’est souvent assez riche, et le choix peut devenir compliqué. C’est précisément dans ces moments-là que je recommande Ebisu. D’ailleurs, l’enseigne est écrite en japonais : « えびす ».

Le chef et propriétaire, Monsieur Liu, originaire de Taipei, aime beaucoup le Japon et parle très bien la langue. Il s’est formé au restaurant 中国飯店 Chūgoku Hanten, un restaurant chinois de renommé de Roppongi, puis il s’est installé en France il y a 43 ans. À l’époque où Le Diepp était à son apogée, il y travaillait comme chef, avant d’ouvrir son propre restaurant, Ebisu, à Paris il y a un peu plus de vingt ans.
Sa cuisine simple et populaire rencontre alors un immense succès auprès des Japonais vivant à Paris. À l’époque, il n’y avait quasiment que des clients japonais. Mais pendant la période du Covid, il a pris une grande décision : proposer une cuisine taïwanaise plus raffinée. Il a entièrement repensé la décoration et les plats.
En y retournant après dix ans, j’ai découvert un restaurant élégant et moderne, j’ai été vraiment surpris.

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Aujourd’hui, les plats cuits à la vapeur sont au cœur de la carte, avec de nombreux menus pensés pour la santé. La clientèle est désormais composée à presque 100 % de locaux, mais le nom du restaurant, Ebisu, est resté en japonais.
Les couteaux de mer étaient légers et délicats, la coriandre se mariait parfaitement avec le bouillon des coquillages, c’était délicieux. Et surtout, la soupe était exceptionnelle…
La saveur, quelque part entre la cuisine japonaise et la cuisine taïwanaise, est absolument parfaite pour moi. C’est là que ce restaurant se distingue totalement des autres cuisines chinoises.

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Ce flan aux œufs vapeur, par exemple, est préparé avec une sauce à base de bouillon de nouilles chinoises, ce qui le rend très différent du flan chawan-mushi japonais. C’était incroyablement bon, une découverte totale de saveurs taïwanaises pour moi.

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Et surtout, ce que je recommande le plus, ce n’est pas le canard laqué… mais une version “canard laqué” au foie gras ! À la place du canard, on y trouve du foie gras poêlé. C’était étonnamment délicieux. Peut-être le meilleur plat de la carte.
Enveloppé dans une fine galette, il faut le déguster en une seule bouchée. La richesse juteuse du foie gras se répand dans la bouche.

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Homard sauté sel et poivre, sauce échalote-coriandre-citron vert

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Rien que pour moi, il a préparé un plat qui ne figure pas au menu : un bar vapeur. Saumuré toute une nuit, puis cuit à la vapeur et servi dans un grand plat, un vrai délice.
Merci beaucoup, Monsieur Liu.

« Tsujisan, chantez encore. Les chanteurs et poètes taïwanais aimeraient beaucoup vous rencontrer. »
Quoi ? Je serais populaire à Taïwan ? 
J’adore Taiwan.

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Voici Monsieur Liu : nous avons le même âge.

https://ebisparis.com/
Le midi, des plats japonais sont aussi disponibles : ramen, tonkatsu ou curry japonais !

EBISU

19 rue St. Roch 75001 Paris

Hitonari Tsuji

Écrivain